> Actualités > La lettre du Sdamp-Cgt > Lettre du Sdamp-Cgt/mai 2010

Lettre du Sdamp-Cgt/mai 2010

Lettre du Sdamp-Cgt/mai 2010

Enseignement :
Déjà en 2005 le Sdamp-Cgt s’inquiétait au vue des débats avec la DMDTS et la Commission Paritaire National Emploi Formation pour le Spectacle Vivant (CPNEF SV) de la situation dans laquelle allaient se trouver les enseignants non titulaires. Formés avant que les diplômes prévus dans le cadre de l’harmonisation européenne existent, ils allaient probablement en souffrir comme ce fut le cas après la signature des décrets créant la filière culturelle. C’est aujourd’hui un moyen redoutable pour diminuer le nombre d’enseignants dans les conservatoires et les structures privées subventionnées et pour produire des économies par l’appauvrissement de l’offre d’enseignements. Très impliqué dans la Branche Nationale de l’enseignement du Snam-Cgt, le Sdamp-Cgt, par la pugnacité de notre trésorière Danielle Sevrette, s’est exprimé à mainte reprise sur les difficultés des enseignants et enseignantes de la musique et de la danse à travers les publications de l’Artiste-Enseignant, aujourd’hui intégré avec la publication nationale Snam-Infos. Profitons en pour célébrer le départ à la retraite effective de notre camarade Danielle qui, forte d’une expérience de syndicaliste de prêt de trente cinq ans, a nourrit les militants du Samup devenu le Sdamp-Cgt et aussi du Snam-Cgt de sa maitrise des dossiers comme de sa connaissance du terrain. Les dossiers d’enseignants et d’enseignantes en contentieux sont en progression, signe que certaines collectivités locales anticipent depuis un an sur les économies qui leurs seront imposées par les conséquences conjuguées de la suppression de la taxe professionnelle, de la mise en place de la réforme des collectivités locales et de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques).

Orchestres :
Le SdampCgt est présent à l’ONDIF, à l’EOP et à l’Opéra, mais n’est pas représenté à l’ensemble inter-contemporain ni aux orchestres de radio-France (adhérent au SnrtCgt). Des tensions se développent au sein des orchestres permanents qui voient leurs missions remises en cause par la DRAC-IDF, et doivent faire face à des fusions ou des réorganisations des structures. Paradoxalement les musiciens d’orchestre se trouvent contre-employés dans des animations scolaires alors qu’ils ne sont pas formés pour ces activités, au détriment des Dumistes notamment. Les choeurs sont sensiblement plus vulnérables et subissent toujours une dégradation des conditions de travail, particulièrement parmi les travailleurs(euses) intermittents du secteur. D’autre part, la signature et l’extension de la convention collective nationale applicable au premier janvier 2010 marque un progrès dans la négociation, notamment pour les musiciens(nes) intermittents du secteur. Aujourd’hui le ministère de la Culture et de la Communication est entré dans la phase 2 de la RGPP. C’est à ce titre que des indiscrétions nous ont permis de constater que le ministère et la Drac IdF jugent qu’il y aurait trop d’orchestre permanent en Ile de France. Le Sdamp-Cgt doit prendre le défi de l’information et de la mobilisation des musiciens pour faire échec à cette politique.

Musiques actuelles :
Le Sdamp-Cgt s’est impliqué dans l’élaboration du dispositif Café-Culture  ; alors que les acteurs culturels se mobilisent pour la sauvegarde de l’emploi menacé par les restrictions budgétaires en marche, le Sdamp-Cgt par la personne de son secrétaire adjoint Marc Slyper, est au coeur de l’élaboration de ce dispositif qui à terme permettra le développement d’un vaste bassin d’emplois. Parallèlement, nous élaborons et préparons la mise en oeuvre d’un dispositif d’aides à l’emploi pour les salles de petite jauge avec le concours de la ville de Paris et de la Région Ile-de-France.

Concernant la pratique amateur et après l’abandon du projet de loi, le Sdamp-Cgt s’est déclaré en complet accord avec les positions du Snam-Cgt sur son encadrement. Soit 15% de la programmation sans publicité sur les artistes amateurs, ne concernant que les groupes venant du département ou limitrophes et ayant au préalable émargés un formulaire à l’intention des musiciens déclarant qu’ils sont amateurs et ont des revenus provenant d’autres activités. De part sa situation géographique, le Sdamp-Cgt a de nombreux militants portant un mandat dans les instances diverses de la région Paris IDF, notamment au CNV, au FCM, à l’AFDAS, au FNAS, à AGISSON, à la commission des licences d’entrepreneurs de spectacles, à la FIM. Ils contribuent à flécher les subventions et les aides distribuées au sein des commissions vers l’emploi direct et le revendiquent comme un élément majeur pour la régulation des pratiques chez les employeurs comme chez les employés. À noter aussi la création d’une annexe bal dans le cadre de la négociation collective que le Sdamp-Cgt a soutenu et présenté aux professionnels du secteur dans le cadre d’une conférence sur les pratiques des orchestres de bal à la Sacem en 2007. Constat est fait des dégâts que continuent de produire les dispositions Unedic de 2003/2006 sur les annexes VIII et X. Les musiciens du secteur, soumis à des variations saisonnières qui sont toujours sur une échelle calendaire de douze mois, se trouvent régulièrement éjectés du système dès qu’ils se trouvent en période creuse. Au delà du maintien de nos revendications pour un retours aux douze mois et une date anniversaire, nous devons nous questionner sur les conditions d’une meilleurs adaptation du secteur professionnel évitant au maximum les départs de musiciens de la profession. Dans le cadres de la mobilisation des acteurs de la culture, le Sdamp-Cgt s’est associé aux initiatives de la filière culturelle en tant que membre fondateur du CRACC en Ile de France et est signataire avec les autres instances de ses communications.





Sdamp-CGT - 14 /16 rue des Lilas 75019 Paris - 01 42 02 20 49 - contact@sdamp-cgt.org