Artiste musicien : je veux vivre de mon métier !
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Depuis le 26 juin 2003 le régime d’assurance chômage des artistes musiciens (annexe X) est en profond bouleversement. Cela s’est traduit par une remise en cause des conditions d’accès à l’indemnisation. Nous le savons tous : nombre de musiciens ont été exclus de toute indemnisation, nombreux sont devenus RMIstes ou vivent de revenus étrangers au monde de la Musique.
Parallèlement à la mise en application d’un protocole UNEDIC catastrophique pour nos professions, nous assistons à une crise de l’emploi des musiciens, sans précédent depuis des décennies.

La généralisation des bandes play back, bandes son pour le spectacle vivant, le développement sauvage des nouvelles technologies, « le tout numérique » fragilisent l’emploi.
Combien de comédies musicales sont jouées avec pour support des bandes sons en remplacement de la musique vivante, des musiciens sur scène ou dans la fosse ?
Combien de formations musicales, composées, notamment, de musiciens issus de pays de la communauté européenne, sont engagées illégalement pour faire des économies considérables en détournant la réglementation ? Là aussi crise de l’emploi.

Les lieux musicaux -bars, clubs, restaurants- se multiplient sans garantir aux artistes musiciens des revenus, des salaires décents respectant les minimas conventionnels. La concurrence est rude pour ceux qui veulent vivre de leur métier et qui sont confrontés à ces concurrences déloyales de « pseudos amateurs », de musiciens ayant abandonné toute idée de vivre de leur métier et qui acceptent de jouer dans n’importe quelle condition. Alors la norme devient « le chapeau qui tourne » !!!

Il faut que ça change et ça urge.

Nous voulons vivre de notre métier de musicien et regagner des conditions d’emplois et de rémunérations permettant le développement de la création musicale et sa diffusion.

Aller à la rencontre des musiciens, des lieux de diffusion pour engager le débat afin de donner un avenir au métier de musicien : dans les prochains jours nous allons écrire et rencontrer la plupart des lieux de diffusion musicaux de la région parisienne. Il faut que chacun se sente concerné et assume ses responsabilités. Pour notre part nous proposons des solutions concrètes pour que chaque lieu assume ses devoirs et puisse payer et déclarer chaque musicien.

Merci à toutes les musiciennes et tous les musiciens qui se sont
déplacés pour débattre avec nous au bataclan le lundi 15 janvier 2007


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